Vie de parti – Le parti ADN encourage l’entrepreneuriat local

Le chef de file de l’ADN invite les populations à investir ensemble dans des projets qui valorisent les ressources de leurs localités.

«Ne compter que sur ses propres efforts et ne plus rien attendre ni espérer des autorités ». Le discours du parti Antoka sy Dinan’ny Nosy (ADN – Arche de la Nation) est immuable. Pour cette formation politique libérale-démocrate, les populations doivent trouver elles-mêmes les solutions aux difficultés qu’elles rencontrent au quotidien.
« Si nous continuons à attendre la moindre petite chose de la part de l’État et des dirigeants politiques, nous risquons toujours d’être déçus », a martelé Edgard Razafindravahy, chef de file de l’ADN, durant ses rencontres avec les habitants des communes et villages bordant les routes nationales 34 et 35, la semaine dernière.
À ces populations démunies, le leader de l’ADN recommande l’unité et la solidarité dans la gestion des richesses naturelles dont regorgent leurs régions.
« Nous devons unir nos forces et nous entendre sur la manière de gérer et d’exploiter nos ressources », a-t-il déclaré aux habitants des régions productrices de l’ouest du Vakinankaratra et du Menabe.
Il recommande ainsi aux familles de se mettre d’accord et de se lancer à dix ou à vingt dans un investissement utile à leur localité.
« Si nous nous mettons ensemble, nous pouvons lancer notre propre entreprise, mais nous pouvons aussi nous approvisionner nous-mêmes en énergie sans attendre que quelqu’un  le fasse à notre place », explique-t-il.
Pour Edgard Razafindravahy, les populations locales sont d’ailleurs les seules à connaître les usines qui conviennent à leurs localités, et dont elles ont besoin pour transformer les produits du terroir. « C’est nous qui savons ce qui nous manque, et ce que nous pouvons réaliser avec nos produits locaux », souligne-t-il, insistant sur la nécessité de mettre en valeur les richesses de chaque localité.
Prenant des exemples adaptés à chaque escale, il a ainsi fait miroiter devant les habitants de Dabolava les avantages de la professionnalisation de la filière or, dans cette commune aurifère du district de Miandri­vazo, dans le Menabe. « Il n’est pas impossible que l’or soit transformé ici. Il nous suffit de former nos enfants, et nous pourrions fonder des joailleries et des bijouteries ici », a-t-il lancé, enthousiaste.

Prise de conscience
Ayant déjà été un homme d’affaires à succès, puis dirigeant de collectivités décentralisées en tant que président de conseil communal, et premier magistrat de la capitale, le chef de file de l’ADN se dit prêt à soutenir les initiatives à travers des partages de connaissances et des échanges d’expériences. « Ayant réussi grâce au soutien des autres, je me fais un devoir de soutenir aussi les initiatives qui aideront au développement », professe-t-il.
Edgard Razafindravahy a ainsi invité les habitants des différentes localités qu’il a visitées à bien définir leurs visions, à déterminer les objectifs qu’ils souhaitent atteindre, puis à tracer les grandes lignes des stratégies à suivre. « Une fois que les projets sont bien ficelés, nous pouvons facilement trouver les moyens pour financer leur mise en œuvre. L’ADN est là pour vous aider à finaliser puis à réaliser vos projets », a-t-il indiqué.
Le leader de l’ADN estime que les projets auront toujours du mal à décoller si les bénéficiaires ne se les approprient pas. « Nous devons être conscients que ces richesses nous appartiennent. C’est seulement ainsi que nous pouvons nous assurer de bien les gérer », a-t-il insisté à Betafo.
Il en appelle également au courage et à l’audace des populations pour prendre en main l’exploitation des ressources de leurs localités. « C’est ainsi que nous pouvons triompher », martèle-t-il, reprenant le slogan du parti, « Nous tous, ensemble, devons gagner ».
Durant sa tournée le long des RN34 et 35, l’équipe de l’ADN n’a eu de cesse de rappeler les avantages de l’entrepreneuriat local, de la solidarité et de l’unité entre les villageois. Outre la création d’emplois et la valorisation des produits du terroir, « cela ramènera aussi nos enfants dans le droit chemin parce que leur vie connaîtra une amélioration, et l’insécurité ne sera plus qu’un mauvais souvenir », conclut Edgard Razafindravahy.

Express de Madagascar du 06/04/2016

 

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