Sur Salangalanga et Ny Marina – Edgard Razafindravahy réclame la vérité

Le chef de file du parti ADN réclame la vérité sur les sujets brûlants où de hauts responsables étatiques sont pointés du doigt. Face à la situation du pays, il avance la refondation à partir de la base comme solution.

Des comptes. C’est ce que le citoyen lambda réclame à l’État dans ses activités, que ce soit dans les actions de développement, les réformes engagées, ou encore la lutte contre les maux qui gangrènent la société, comme les trafics illicites et l’insécurité. Une obligation de redevabilité et de la transparence à l’égard des citoyens, qui semble, pourtant, toujours absente dans les mœurs des responsables étatiques et administratifs.
L’année passée et jusqu’en ce début d’année, des proches du président de la Répu­blique, de hauts responsables étatiques, des mem­bres du corps de la magistrature, de hauts responsables ou d’éléments des forces de l’ordre, sont éclaboussés par des affaires brûlantes, comme les trafics ou les actes de grand banditisme. Jusqu’ici, outre des démentis verbaux, ou par le biais de correspondances officielles ou diplomatiques laconiques, écartant l’implication des personnalités ou catégories de personnalités mises en cause, aucune véritable explication sur les tenants et aboutissants des dossiers n’est donnée aux citoyens.
Face à cette situation, en tant que citoyen, Edgard Razafindravahy, chef de file du parti « Arche de la Nation – Antoka sy dinan’ny Nosy » (ADN), réclame toute la vérité. « Dites-nous la vérité », réclame l’homme politique, sur l’émission conjointe de « Salan­galanga » et « Ny marina », diffusée hier, sur la Radio télévision Anala­manga (RTA), la radio Antsiva et Radio Tana. « Souvent des informations sont relayées par la presse, avec des noms de personnalités ou de catégorie de personnalités sans qu’aucune explication ne soit donnée par les responsables. Ce qui crée des doutes chez le citoyen », explique-t-il.
Refondation
En tant que patron de presse, Edgard Razafin­dravahy lance même que « si les informations sont fausses, prouvez-le, montrez que nous sommes dans un État de droit, appliquez la loi, mais ne laissez pas la population dans le doute. »
La loi autorise, en effet, l’engagement de poursuite judiciaire contre les auteurs de diffusion de fausses nouvelles. Ce qui implique, néanmoins, l’ouverture d’une enquête judiciaire. Dans les sujets brûlants, l’ouverture d’une enquête sur la véracité d’une information, pourrait permettre de mener à terme les dossiers, d’en connaître les réels tenants et aboutissants et même de débusquer les responsables. Ce qui éviterait de se dédouaner, par le biais d’une simple déclaration publique qui coupe court à toute piste d’investigation, ou de tuer une affaire dans l’œuf, sans aucune enquête, en jouant sur le temps.
À cause de ce scepticisme sur la moralité des responsables étatiques et administratifs, l’absence de confiance de la population est palpable. Aussi, les actions étatiques n’obtiennent-elles pas l’adhésion populaire. Le pouvoir, confronté à des difficultés économiques et sociales, mais également, occupé à en découdre dans les bras de fer politiques, peine à briller dans sa mission de développement.
Face au bourbier actuel, alors que le pays s’enlise dans les maux de la pauvreté, Edgard Razafindravahy demande aux tenants du pouvoir : « Arrêtez de vous entêter. » Pour le chef du parti ADN, les dirigeants ne sont plus à même de relever le défi de la lutte contre la pauvreté et les maux de la société. Comme solution, l’homme politique propose de procéder à une refondation à partir de la base.
« Je lance un appel au président de la République, procédons à la refondation, revenons à la base, consultons la base. Élisons les réels représentants des fokontany, réglons les problèmes de ce pays, arrêtons les affrontements politiques », insiste Edgard Razafin­dravahy. Dans son explication, le chef de file du parti ADN indique, aussi, la voie à suivre pour y parvenir, c’est-à-dire un changement de Constitution. « Organisons un référendum constitutionnel, changeons cette Constitution. Tous les analystes et intellectuels s’accordent sur le fait qu’elle est l’une des raisons qui empêchent l’avancée du pays », soutient-il dans l’émission conjointe de « Salangalanga » et « Ny marina ».

 

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