Federalisma sahaza à Anjozorobe – Initiation à l’élaboration du Dinam-piarahamonina

Après Sadabe, les voici à Anjozorobe. Lors de la présentation de l’ouvrage «Fanorenana Ifotony, Federalisma Sahaza; Nahoana Ahoana » ou « Federalisma Sahaza, pourquoi et comment », le parti Antoka sy Dinan’ny Nosy-Arche de la nation a prévu d’organiser des concertations par district pour réfléchir sur la concrétisation des principes proposés.

Chose promise, chose due. Le parti ADN a franchi un nouveau pas dans la progression vers la refondation nationale et le Federalisma sahaza. Cap donc au Nord-Est d’Antananarivo où le parti a démarré la séance d’initiation à l’élaboration du Dinam-piarahamonina, la constitution propre à chaque Région-État dans le Federalisma Sahaza.
À travers une approche participative et multi-acteurs, l’élaboration du Dinam-piarahamonina a été initiée, le 30 mars, dans la salle d’œuvre catholique de la paroisse d’Anjozorobe. Ainsi, outre les échanges sur le contenu de l’ouvrage « Fanorenana Ifotony, Federalisma Sahaza; Nahoana Ahoana », « Federalisma Sahaza, pourquoi et comment », le chef de file national Edgard Razafindravahy a animé une conférence sur le Dinam-piarahamonina. Cette approche du parti ADN, dans sa quête d’instauration d’une nouvelle structure étatique, se fera également dans tous les autres districts de Madagascar.

À Anjozorobe, dans son introduction, le chef de file de l’ADN a exposé la nécessité de la mise en place du Dinam-piarahamonina. «Avec des simulacres de consultation de la base, les Constitutions régissant les quatre Républiques depuis l’indépendance, ont été faites dans l’esprit de renforcement du pouvoir des dirigeants de l’État unitaire. Il n’est pas étonnant que nous soyons englués dans des problèmes de différents ordres, actuellement. C’est pour cela que je m’emploie à parcourir la base pour la mise en place des Dinam-piarahamonina. Ce sera une constitution propre à chaque Région-État de la nouvelle structure fédérale, adaptée à leurs us et coutumes, répondant à leurs besoins, et protégeant leurs richesses », explique Zoky Edgard.

Vif intérêt
À travers les échanges, les participants composés de représentants des communes, des fokontany, notables, enseignants, agriculteurs, jeunes, religieux et responsables d’associations, ont affirmé leur vif intérêt pour l’instauration du Dinam-piarahamonina.
Les participants ont effectué un travail préalable en collaboration avec l’équipe ADN. En effet, un questionnaire en douze points, détaillant les piliers du Dinam-piarahamonina a été travaillé de manière participative au niveau des fokontany et des communes.
Fondés sur le respect de l’Homme, la liberté individuelle, la souveraineté politique et économique, la bonne gouvernance et l’intérêt général, la proximité du pouvoir, la gestion équitable des ressources naturelles, les principes du Dinam-piarahamonina ont séduit les participants. « Nos réflexions ne vont pas s’arrêter en si bonne voie. Ce n’est qu’un début car nous aurons très prochainement l’occasion d’en discuter davantage », conclut Edgard Razafindravahy.

La consultation de la population locale sur la version du Dinam-piarahamonina aboutira à la constitution des Régions-État. Des conférences régionales se tiendront prochainement, afin de valider l’aspiration de la base pour une proposition finale de Dinam-piarahamonina après ces séances de consultation au niveau des districts.

ILS ONT DIT
Pascal, agriculteur à Antoby, commune de Mangamila
« Nos objectifs convergent car nous aussi, nous attendons que les fokontany aient leur place au centre de l’arène du développement. En effet, dans le contexte qui prévaut, nous nous sentons impuissants. Souvent, même si nous détenons tous les arguments pour gagner une cause, rares sont les cas où nous obtenons justice. Dans le Federalisma sahaza, avec le rôle effectif des jurés, nous sommes sûrs que le tribunal sera exempt de toutes pressions. C’est pour cela que je suis convaincu que le Federalisma sahaza est adéquat pour le monde rural. »
Fred Ranjohery, chef du fokontany d’Ambohimijery, commune d’Anjozorobe
«Dans le contexte qui prévaut, les fokontany ne sont que le démembrement du pouvoir central. À cet effet, nous sommes privés de tout pouvoir de décision et jouons les rôles de simples exécutants des
ordres émanant de nos supérieurs hiérarchiques. Bien que nous nous trouvions aux premières loges des réalités dans nos localités respectives, notre rôle est limité à la gestion administrative. Personnellement, je suis persuadé que l’habilitation des fokontany et des communes à gouverner les affaires qui les concernent, apportera un réel développement. »
Jean Arsène Rakotondratsimba, habitant à Antsoriaka, fokontany Andranokotona
« J’adhère au principe selon lequel les instances décisionnaires se trouvent au niveau des districts. Cela favorisera la rapidité du traitement des dossiers diverses ainsi que la rationalité des décisions à prendre concernant le développement des localités respectives à Anjozorobe. J’espère que le Federalisma sahaza sera une réalité. L’initiation à l’élaboration du dinam-piarahamonina constitue une lueur d’espoir pour la concrétisation du Federalisma sahaza »
Textes : Andry Rialintsalama – Photos : Claude Rakotobe

 

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