Edgard Razafindravahy – « Donnez l’indépendance aux régions »

À la rencontre des habitants du Sud-Est de Madagascar, l’équipe du parti ADN avance la refonte du système étatique comme solution idoine pour Madagascar.

L’espoir. C’est le message que partage le parti Arche de la nation – Antoka sy dinan’ny Nosy (ADN), conduit par Edgard Razafindravahy dans chaque localité qu’il visite. Depuis, hier, l’équipe du parti libéral est en tournée dans le Sud-Est de Mada­gascar pour voir les réalités du quotidien des habitants de cette partie de la Grande île.
À l’instar des localités sur la route empruntée par le parti ADN depuis ses périples pour aller à la rencontre de la population locale, celles du Sud-Est de Madagascar ne sont pas épargnées par les problèmes dus à la pauvreté, à l’insécurité, à l’inégalité, la mauvaise gouvernance et à l’ineffectivité de la décentralisation. « Je suis ici pour apporter un message d’espoir », a déclaré Edgard Razafindravahy, à chaque étape de sa visite, où l’équipe du parti libéral a échangé avec les habitants.
« Il est nécessaire de donner leur indépendance aux régions pour que chaque individu, chaque famille, chaque localité puisse jouir pleinement des retombées des richesses
sur et sous terrain du lieu où il vit », a soutenu le chef de file du parti ADN. Le fait, pour la population locale, de ne pas pouvoir jouir sereinement des héritages de leurs aïeux, renforce la thèse d’Edgard Razafindravahy.
Lors du passage du parti ADN dans la commune de Ranomafana, dans le district d’Ifanadiana, par exemple, les habitants ont fait état d’un projet sur une parcelle de terrain dénommé « 506 », où près de trois-cents familles risquent l’expulsion.

Fédéralisme approprié
« Nous avons épuisé toutes les voies de recours locales, mais elles nous ont donné la même réponse : soyez patients. Nous avons pu avoir un titre pour le terrain, mais maintenant l’acte serait inopérant. Nous ne savons plus que faire », déplore Eliane, vice-présidente de l’association des femmes du 8 mars à Ranomafana.
Le constat est que les autorités locales élues, en particulier, semblent dénuées de pouvoir. Il en est de même sur le plan financier. Les localités qu’ils dirigent sont démunies. Un point martelé par Jaomila Pelthin, maire de Beraketa et chef de file du parti ADN dans la partie Sud de la Grande île.
« Les maires et la population ont été leurrés par l’État. Cela fait plusieurs mois que les maires sont élus, et jusqu’ici, aucune subvention n’a été allouée par le pouvoir central », a-t-il pesté.
Les élus ou les représentants des élus dans les localités visitées par le parti ADN ont confirmé les dires du maire de Beraketa. « Les élus semblent n’être destinés qu’à squatter les bureaux, sans aucune autorité, ni moyens », regrettent-ils. « Il faut en finir avec l’attentisme. La population locale doit avoir le courage de prendre des responsabilités », a soutenu Bonaventure Raderarivelo, chef de file du parti lébéral à Fianarantsoa.
Pour ses premiers jours de tournée dans le Sud-Est de Madagascar, le parti ADN a pu échanger avec les habitants des communes de Ranomafana sy Ifanadiana, Kianjavato ary Antsenavolo. L’occasion pour Edagard Razafindravahy d’exposer son point de vue pour un
« fédéralisme approprié ».

Rina Rasoava et Garry Fabrice Ranaivoson

 

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