Respect des droits de l’Homme – Razafindravahy prône des actions concrètes

Edgard Razafindravahy a rencontré les associations et ONG œuvrant pour la promotion des droits de l’homme. Des actions concrètes seront entreprises.

Réunion décisive. 
L’entraide des associations et des organisations non-gouvernementales issues de la société civile et Edgard Razafindravahy, leader du parti Antoka sy Dinan’ny Nosy (ADN) avance à grands pas. Soucieux et conscient de la dégradation de la préservation des droits humains à Madagascar, la deuxième réunion entre les deux parties qui s’est tenue, hier, à Akorondrano, prévoit des actions concrètes face à ce problème récurrent qui affecte la couche de la population la plus vulnérable.
Membre actif du comité des droits de l’Homme au sein du « Libéral international », Edgard Razafindravahy a suscité l’adhésion de ses acteurs locaux pour rendre effectives les activités qui devraient être entreprises pour la promotion des droits de l’homme.
Dans la foulée, le renforcement de la sensibilisation de la population à adhérer l’initiative de dénoncer les cas de non-respect et de violation des droits de l’homme a été exigée lors de cette rencontre. Ce premier volet du thème adopté pendant la réunion tenue à Ankorondrano a été débattu sans ambages. « Les Malgaches ont toujours peur d’entamer une poursuite judiciaire. C’est l’un des problèmes qu’on doit résoudre impérativement », souligne Hani­triniala Rafolisisoa, présidente nationale de l’Union Nationale Malgache pour les Droits de l’Homme (UNMDH).


Madame Rafolisisoa Hanitriniala, Présidente Nationale de l’UNMDH

Un manque de résultat palpable, envers la défense des droits de l’homme a été constaté lors des échanges d’idées entre le leader du parti ADN et les représentants de la société civile. « Le résultat est négatif même si beaucoup d’efforts ont été fournis. C’est à nous de trouver des solutions », a interpellé Edgard Razafin­dravahy pendant la réunion.

Refondation 
Face à ces contraintes, les représentants de la société civile ont conçu des solutions efficientes pour rendre efficaces des actions prises contre ce fléau. « Ensemble nous réussirons. Il ne faut pas avoir peur de prendre l’initiative de dénoncer les méfaits autour de l’instance judiciaire. Il faut se battre pour gagner cette bataille », s’enthousiasme Arlette Ramaroson, juriste international, représentante de l’Association Nosy Malagasy (ANM). L’appui du pouvoir central, garant de l’effectivité du respect des droits de l’homme a été aussi sollicité. « L’État en tant qu’obligataire de droit devrait nous aider. Sinon on ne peut pas avancer quelque chose de concret », continue la juriste.
Le deuxième thème débattu pendant cette rencontre s’est focalisé sur le problème du manque de confiance de la population envers les acteurs qui œu­vrent pour la défense des droits humains sur le terrain. Devant ce constat, les représentants des associations et des organisations non-gouvernementales réunis à Ankorondrano ont exigé un changement de comportement et d’agissement de ces acteurs œuvrant dans ce domaine. « Nous sommes déjà conscients que la vraie solution découle de notre volonté de vaincre la corruption. Par contre, il faut aussi garantir notre sécurité », avance un représentant de l’UNMDH.
La refondation venant de la base a été encore réclamée lors de cette réunion. Pour Joel Harison, membre du cercle de réflexion pour l’avenir de Madagascar (CRAM) c’est « notre mentalité qui devrait être changée ». « C’est la base de notre développement. Il faut changer le système actuel », continue-t-il. Cette rencontre a aussi été l’occasion d’aborder le thème sur l’adhésion des organisations de la société civile, qui doivent impérativement travailler ensemble dans le but de rendre effectives les actions entreprises pour la promotion de la défense des droits de l’homme. « Il faut se donner la main, sinon rien ne changera », souligne les participants à ce caucus.
« Pour le dernier thème, je peux avancer des solutions. Il faut prendre un cas concret sur chaque secteur sensible. On prendra toutes les initiatives y afférentes pour avancer », lance Edgard Razafindra­vahy. Lui d’ajouter que son intention est d’aider les associations ou les organisations non-gouvernementales qui excellent dans la protection des droits de l’homme à continuer leurs travail. « Je ne vais pas former une autre association », a précisé le leader du parti ADN.
La réunion qui s’est tenue à Ankorondrano a vu la participation d’une vingtaine de représentants de la société civile, en l’occurrence celles de l’Union nationale pour les droits de l’homme (UNMDH), la « Justice et paix », la Com­mission nationale indépendante du  droit de l’homme (CNIDH), le Cercle de réflexion pour l’avenir de Madagascar (CRAM), le réseaux social  « IORS »….

Juliano Randrianja

 

Venez adhérer à ADN