20 July 2015 Commentaire désactivés

Nouveau parti politique – L’ADN s’engage dans le défi contre la pauvreté

Un nouveau venu dans le paysage politique national, mais surtout régional. L’Arche de la Nation fait son entrée dans l’arène sous l’impulsion de la population et pour sa victoire.

La victoire est notre seule limite. Tel est le mot d’ordre du parti Arche de la Nation (ADN). N’ayant obtenu son récépissé d’existence du ministère de l’Inté¬rieur que jeudi, la nouvelle formation politique est, peut-être, un nouveau venu dans l’arène. Elle dispose d’un cheminement bien défini, dont l’objectif final est « la victoire » de chaque Malgache.

« Un pays ne peut pas être fort si sa population n’est pas forte », soutient Edgard Razafindravahy, chef de file de l’ADN. Tel est le sens de la victoire recherchée par le jeune parti: vaincre la pauvreté et parvenir au bien-être de tous les citoyens sans exception et renforcer ainsi la nation, la République et ses institutions. Pendant l’officialisation de la création de l’Arche de la Nation, l’ancien candidat à la présidentielle a ressorti son slogan de campagne, « ensemble nous allons vaincre ».

Bien que la formation politique porte les initiales de l’association Arche de Noé qui l’a soutenue durant les élections, Edgard Razafindravahy ne prétend pas en être le propriétaire ou le dépositaire. « Ce parti est né sur l’initiative et sous l’impulsion de la population de la base, de ceux qui m’ont suivi lors des élections et qui ont souhaité que le combat commencé à cette période, se poursuive et soit mené à terme. C’est-à-dire à la victoire de la population », explique-t-il.

Ayant vécu les différents événements qui ont secoué le pays, de 1972 à 2009, mais aussi riche de son parcours politique qui a débuté dans la commune rurale d’Ambohi¬malaza et a continué à la magistrature de la capitale en tant que Président de la délégation spéciale (PDS) de la ville d’Antananarivo, Edgard Razafindravahy souhaite partager son expérience. Dans la structure de l’ADN, il préfère, donc, parler de coordonnateur ou de guide, plutôt qu’avoir un statut de président. Par ailleurs, reconnaissant envers la société et les cieux de sa réussite professionnelle et sociale, il affirme pourtant « que je ne considèrerais pas ma réussite comme accomplie tant que, parmi mes concitoyens, il y en aura dans la misère ».

Nouveau contrat social
Une motivation qui le pousse dans ses actions et qu’il compte mettre en action à travers le parti ADN. Dimanche donc, a été officialisée l’existence du nouveau parti dans le Vakinan¬karatra. Une première pierre d’un édifice qui compte s’implanter dans les vingt-deux régions, mais toujours sous l’impulsion de la population locale.
« Car cela a toujours été la faiblesse des partis à Madagascar, ils sont voulus et créés par des personnalités qui ne cherchent qu’à jouir seuls des bénéfices », fustige Edgard Razafindravahy.

Initié par ses propres membres, comme le confirme Papa Charles, président du parti à Antsirabe, l’ADN aura alors comme priorité actuelle leur bien-être. Pour ses débuts, la formation politique dispensera à ses membres pour les valoriser, des formations, voire un enseignement sur diverses disciplines comme la politique et la gestion des affaires publiques.

« Il faut aussi que l’adhésion au parti apporte quelque chose aux membres et ne soit pas un sacrifice », indique Edgard Razafindravahy, dans son allocution devant les militants de l’ADN.
Les formations envisagées devront aussi les préparer à briguer le leadership local, à commencer par la présidence des fokontany. Partir de la base, mais viser aussi la commune, la région et « si tous les paramètres sont réunis », le leadership des affaires nationales sont dans les plans. L’ADN compte présenter un nouveau projet social, celui d’œuvrer réellement pour le bonheur de chacun.

« Quand la population prête son pouvoir à un parti, c’est pour œuvrer pour son bien-être. Mais jusqu’ici, aucun parti n’a respecté cette éthique, car tous ne cherchent qu’à assouvir leur propre intérêt », déplore le politicien Razafindravahy. Dans son combat, l’ADN compte ainsi, pallier cette inconscience. Pour ce faire, il n’envisage pas d’aller trop vite en besogne et veut d’abord faire de la mise en ordre et de la discipline dans ses rangs, une priorité.

L’Une des raisons qui font que sur l’échiquier politique, nul ne s’aligne comme partisan ou comme opposant. D’abord, comme le souligne Edgard Razafin¬dravahy, parce qu’il n’y a pas d’idée devant laquelle se dresser. Ensuite car toutes les entités politiques se bousculent pour être dans le giron du pouvoir, ce qui contribue à brouiller l’échiquier. L’objectif de l’ADN est néanmoins clair, combattre pour le bien-être de chacun, vaincre la pauvreté. « Nous n’arrêterons qu’une fois acquise la victoire pour la population », prévient Edgard Razafindravahy.

 

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