26 August 2015 Commentaire désactivés

L’ADN redonne espoir à l’Androy

« La victoire est notre seule limite ». Cette devise du parti politique ADN fait renaître l’espoir dans cette région victime d’actes de banditisme et plongé dans le noir.

Une lumière au milieu des ténèbres. C’est ainsi que la population du Deep south a accueilli la visite d’Edgard Razafin¬dravahy, fondateur du parti Arche de la Nation (ADN). Eh oui, alors que cette région se sent abandonnée au milieu de la famine, de l’insécurité, de la pauvreté, un homme a pensé à sa population.

Oser prendre la responsabilité pour qu’ensemble nous allions vaincre. C’est la vision partagée par l’ADN dans la région d’Androy. C’était dimanche lors de la rencontre du chef de file de l’ADN, Edgard Razafindra¬vahy, et ses militants à Ambovombe-Androy. Cette philosophie a ainsi apporté une nouvelle vision pour les habitants de cette région qualifiée depuis des lustres comme une zone rouge et un berceau de la famine à Madagascar. Après les régions Vakinankaratra et Betsiboka, c’est dans l’Androy que l’ADN engage la bataille contre les maux de la société, en responsabilisant la population locale. « Il faut maintenant que nous, chaque personne, chaque village composant le fokontany et la commune, prenions en main notre avenir. Si nous attendions encore l’État central, nous serions encore déçus pour les 55 années à venir », a lancé Edgard Razafindravahy, chef de file de l’ADN.

Ce propos a été justifié par les doléances des habitants lors des différentes rencontres du chef de file de l’ADN et les habitants de la région. « Les nourritures ne manquent pas dans notre commune. Mais l’insécurité quasi-quotidienne nous empêche de travailler. Comment voulez-vous que nous puissions nourrir nos enfants après que nos moyens pour labourer la terre sont volés pas les bandits », s’insurge Julien Tsimenatse, père de famille dans la commune d’Ianabinda, district de Betroka. Pourtant, l’insécurité n’est pas la seule préoccupation des habitants de cette région. « L’électricité a été coupée depuis trois semaines. Nous sommes plongés dans le noir dans cette atmosphère d’insécurité ambiante. Les enseignants manquent également dans notre commune. Nos enfants doivent parcourir plus de 80Km pour effectuer leur examen de baccalauréat sur une route chaotique et infestés de bandits. Les centres de santé manquent aussi d’équipements et de personnel médical », se plaint Violette Randrianizafy, habitante de la commune d’Isoanala, district de Betroka.

À une soixantaine de kilomètres de cette commune, à Beraketa, les mêmes problèmes se présentent.

« Les priorités dans notre commune sont l’électricité, l’insécurité ambiante et la réhabili¬tation de la mairie », a avancé Peletin Jaotombo, futur maire de la commune de Beraketa. Dans la commune d’Anta¬nimora Sud, l’électricité, l’insécurité et l’accessibilité constituent également les premières préoccupations des habitants.

RESPONSABILISATION
Deux jours de voyage sur une route cahoteuse, braver le risque d’attaque de « dahalo », sont les obstacles à franchir pour rejoindre Ambovombe. Des épreuves qu’ont dû franchir l’équipe conduite par Edgard Razafindravahy, pour prendre connaissance des réalités locales et continuer la bataille de l’ADN. Face à toutes ces montagnes de doléances, le parti a partagé non pas des T-shirts ni des ballons, ni des maillots ni, de l’argent, mais sa philosophie et ses idées pour sortir de ce cercle infernal de la pauvreté. « L’électricité qui crée de la lumière fait partie de la première source de vie avec l’eau. Votre région a bénéficié du soleil pendant toute l’année. Si vous osez prendre votre responsabilité pour éclairer votre commune, je peux vous partager mes expériences », a promis Edgard Razafin¬dravahy.

Une annonce basée sur ses expériences acquises quand il était à la tête du Président du conseil communal d’Ambohimalaza et Président de la délégation spéciale de la commune urbaine d’Antananarivo, mais aussi de ses voyages et échanges à l’etranger. Les formules simples, basées sur des réalités locales, afin que la communauté de base puisse prendre ses responsabilités constituent ainsi la philosophie et les arguments de ce parti politique. « Pourquoi vous, la communauté, ne prenez pas en main le financement des études de vos enfants avec l’aide du parti. Dans l’avenir, vous pouriez avoir des médecins et des enseignants qualifiés qui connaissent les réalités de votre commune », propose le chef de file de l’ADN. Aussi ce parti politique ne veut plus infantiliser les communautés locales et les considerer comme un moyen pour acquérir le pouvoir central mais les considère comme le principal levier de développement du pays et mettre en place un développement durable sans plus attendre l’État au bord de la faillite. « Le phénomène de banditisme est le fruit de la pauvreté. Ces bandits font partie de notre famille. Il faut trouver une solution pour que nous ne nous entretuons plus », poursuit Edgard Razafin¬dravahy dans sa démarche.

Fulgence Mbehotrea, guide du parti politique ADN dans la commune urbaine d’Ambo¬vombe, s’apprête ainsi à mener le combat pour que la communauté locale puisse prendre en main son avenir. « Nous allons conquérir le fokontany tout d’abord pour faire tâche d’huile », promet le guide du parti politique ADN dans la com¬mune urbaine d’Ambo¬vombe. Jaona Ratefiarivony, guide du parti ADN dans la région de Betsiboka et député de Tsaratanana, a ajouté que l’union de toutes les communautés locales permet de lutter contre la pauvreté du pays.
Le parti politique ADN n’appartient pas ainsi à une seule personne. « Le parti appartient à ses membres. Ce sont ses membres qui font vivre le parti », a souligné Edgard Razafindravavy. Afin de donner une véritable indépendance entre autres économique, sociale et culturelle aux habitants, le parti politique ADN compte tout d’abord éduquer ses membres, collaborer et renforcer les guides locaux. « Le développement ne peut pas se faire s’il n’y a pas de symbiose entre sa population et ses dirigeants », a ajouté le chef de file du parti ADN.

LA FAMINE MENACE DE NOUVEAU ANDROY
Albert Ratovondrainy, président de la délégation spéciale de la commune urbaine d’Ambovombe, s’inquiète de la rareté de la pluie cette année. « La pluie arrose principalement notre commune durant la saison fraîche. Cette année, elle se fait pourtant rare. S’il ne pleut pas assez, je crains que les habitants vivent le cauchemar de la famine de l’année dernière. La plupart des cinquante cinq mille sept cent soixante treize habitants n’ont pas les moyens d’acheter de la nourritures et vivent grâce à l’agriculture. Mais la sécheresse a détruit l’agriculture l’année dernière », a expliqué le Pds d’Ambovombe.

 

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