Convention d’Andohalo – Plusieurs partis avec Razafindravahy pour la refondation

Historique. La date d’hier sera retenue par l’histoire comme étant celle de la naissance de la refondation. Plusieurs partis se sont associés à Edgard Razafindravahy pour concrétiser ce projet.

Le parti ADN en est le pionnier. Plus d’une centaine de partis lui ont emboîté le pas. La convention sur la refondation a été signée hier à Andohalo entre, d’une part Edgard Razafindravahy, chef de file du parti ADN et d’autre part Beza Seramila, représentant du comité restreint du HFI. Puis, tour à tour, les représentants de plus d’une centaine de partis ont apposé leurs signatures sur le document. Parmi eux figurent des personnalités bien connues à l’instar d’Omer Beriziky, Eliana Bezaza, Regis Manoro, Pety Rakotoniaina, Joseph Yoland, Bernard Marcel, Victor Manantsoa… Les partis RPSD, PSD, Arema, UNFD, CRN, HDM, Teza, RDR, CSDDM…ont été représentés. Autrement dit on a retrouvé des représentants de toutes les Répu­bliques de la première à la quatrième. C’est dire l’importance de cette convention.
Pour la première fois dans l’histoire, des partis sont rassemblés par une idée force, un projet et non pour la conquête des sièges. Ces partis sont donc unanimement convaincus de la nécessité absolue d’entamer la refondation pour régler tous les problèmes récurrents, toutes les crises cycliques que les diverses élections n’ont pas pu solutionner. Une élection faite dans les conditions actuelles servira à adouber un monarque pour diriger une vingtaine de millions de population. « C’est pour sauver le pays qu’on a signé cette convention. C’est très important que plusieurs partis se mettent d’accord sur un projet commun. Tous les travaux commenceront depuis la base, c’est à dire que la refondation du pays débutera depuis les fokontany », souligne Edgard Razafindravahy. Tous les signataires sont persuadés que seule la refondation pourrait redonner le sens du pouvoir au peuple et améliorer les conditions de vie de chaque individu ainsi que le pays.

Autres crises
La convention préconise de ne pas procéder à des élections autres que celles au niveau des fokontany. Elle recommande également la nécessité de revoir les lois électorales et surtout la Constitution. « Une élection sans apaisement incubera d’autres crises. Il est temps, pour toutes les forces vives du pays, de méditer sur le redressement du pays », prévient l’ancien premier ministre Omer Beriziky.
Cette signature de convention est une première étape dans la concrétisation des engagements des membres de cette coalition pour la refondation. Forts du soutien de la centaine de formations politiques, les membres répartis aux quatre coins de l’île vont se déployer dans les vingt-deux régions pour mettre en place « le Mouvement citoyen pour la refondation » et de commencer « la grande marche pour la refondation ».
Les portes de la coalition restent ainsi ouvertes aux simples citoyens, aux diverses associations cultuelles, politiques et surtout les syndicats et la société civile.

 

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